Le complexe de Saint-Jean-de-Dieu s'étendait du fleuve à la limite d'Anjou, entre les rues Beauclerk et l'actuelle Autoroute 25. Il fonctionnait en parfaite autarcie. Il avait, ainsi, son propre système d'eau potable.
Vers 1892, une tour de pompage de six étages fut érigée en bordure du fleuve, entre les rues de Boucherville et Bruneau (près de l'actuel pylône d'Hydro-Québec). Fait important à noter, la rue de Boucherville était adjacente à la rue Curatteau avant la construction du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. La tour puisait l'eau dans un puits artésien. Déjà à cette époque, la pollution du Saint-Laurent était connue des riverains; s'y abreuver directement était donc inconcevable. La tour était dotée d'un système de filtration à la haute pointe de la technologie offerte dans les années 1910. En 1923, sa capacité pouvait atteindre 750 000 gallons par jour. En comparaison, l'usine Atwater de Montréal, ouverte en 1918, avait un débit de pompage de deux millions de gallons pour toute la ville. La tour fut démolie vers 1954.
Image : AHMHM, Aqueduc de Saint-Jean-de-Dieu, vers 1920. 7410 rue Notre-Dame est.
